Parcours enfants Paul Héraud : Stèle du Logis Neuf

Parcours enfants Paul Héraud : Stèle du Logis Neuf
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Ding Dong ! Nous sommes à Tallard, le 9 Août 1944, il est 10 heures.

Aujourd’hui, Louis a dix ans.  Dans sa ferme, il a eu la chance de trouver tous les ingrédients pour faire son gâteau.  Il lui a manqué un peu de farine qu’il a obtenu grâce à un ticket de rationnement.

Il a donné rendez-vous à ses trois copains devant l’église pour fêter son anniversaire. Il est le premier arrivé sur place, il voit arriver Pierre et Jacques. Puis la belle Marianne dont les trois garçons sont amoureux.

Une fois réunis, les quatre amis partent construire une cabane au Logis Neuf. En chemin, Marianne entend des pas sourds de bottes allemandes.

- Vite ! Cachons-nous ! Ce sont les Allemands !

Jacques est en panique, il court se cacher derrière un buisson.

Le danger s’éloigne, les quatre enfants continuent leur chemin.
Arrivés sur place, ils s’organisent. Louis prend la direction des opérations.
- Pierre et Marianne, vous allez chercher des branches. Jacques, viens avec moi, nous allons repérer l’endroit idéal pour construire la cabane.

A ce moment-là, les enfants entendent de fortes voix allemandes.

- Approchons-nous, allons voir ce qu’il se passe ! propose Louis.

- Non, non, non ! dit Jacques. Il vaut mieux retourner à Tallard !

A la fois intrigués et inquiets, sans écouter les conseils de Jacques, les amis rampent et observent ce qui se passe un peu plus bas. 

Un convoi allemand est à l’arrêt. Il semble être en panne et ne plus pouvoir avancer.

- Bien fait pour eux, dit Pierre d’une voix un peu trop forte.

- Mais chut ! Ils vont nous entendre ! reprend Jacques, tremblant.

Sur une moto arrivent deux hommes : l’un est un gendarme et l’autre est habillé en civil.

Les Allemands se positionnent au milieu de la route pour les empêcher de passer.

- HALT !

Les deux hommes arrêtés sortent leurs papiers. Un des Allemands précise aux autres soldats le nom du gendarme.

- MARIUS MEYERE !

Les Allemands prennent un air grave, discutent entre eux. Un d’eux parlant français se questionne :

- C’est étrange qu’un gendarme transporte un homme en civil…

Ils demandent au passager de descendre de la moto et veulent le fouiller

Les enfants absorbés par la scène, voient alors l’homme en civil s’échapper.

A ce moment-là, une fusillade éclate.

L’homme saute au travers des buissons pour esquiver les balles allemandes.

Marius Méyère reçoit quatre balles dans la poitrine et s’écroule à terre, sans vie.

Les quatre enfants, témoins de ce drame, restent bouche bée et figés de peur.

- Cette fois-ci, c’en est trop ! Moi, je rentre au village ! s’exclame Jacques.

Il s’enfuit en courant, en partant dans la mauvaise direction.

- Mais je le connais cet homme ! s’exclame Louis.

Il explique alors à ses camarades que c’est un chaisier installé place Saint-Arnoux à Gap.

Louis s’y était rendu avec son père pour faire réparer de vieilles chaises de son grenier. Il se souvient alors de son nom : PAUL HERAUD.

Ensemble, ils avaient parlé de randonnées et d’escalade car cet homme était passionné de montagne et avait le goût du risque !

L’enfant avait gardé un bon souvenir de cet homme souriant, bavard qui chantait en travaillant. Louis avait compris qu’il était rempli de bonté.

Le discours de Louis s’arrête net lorsqu’ils aperçoivent Jacques en contrebas.

- Regardez, c’est Jacques ! Il s’est trompé de chemin ! Il se rapproche de l’homme qui s’enfuit !

-Allons le chercher, ce nigaud, avant qu’il s’évanouisse !

 

 

 

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