Parcours enfants Paul Héraud : Stèle de Tête Basse
Tandis que les enfants se dirigent vers Jacques, ils entendent des coups de feu tout près. Jacques, effrayé s’est jeté dans un buisson. Ses amis se précipitent vers lui et lui crient :
- Jacques, fais attention !!!
- Mais chuuut, taisez-vous, dit Marianne, on va se faire repérer !
Les enfants observent Paul Héraud dans les buissons. Il est en train de déchirer un papier et d’en faire une boule.
Puis il s’enfuit à grandes enjambées traversant un champ de pommes de terre ce qui impressionne les enfants.
Il se dirige vers une maison pour échapper aux Allemands.
- Bien vu, dit Pierre, s’il atteint la ruine, il est sauvé !
Ils voient trois Allemands qui tirent en direction de Paul Héraud
Soudain les balles allemandes le touchent d’abord à la jambe.
- Quelle horreur ! Il ne va pas s’en sortir, il faut faire quelque chose ! dit Marianne.
- Que veux -tu que nous fassions, les Allemands sont près de lui et armés ! dit Jacques.
Paul Héraud s’enfuit en boitant et a juste le temps de jeter la boulette de papier avant qu’une série de balles l’atteigne mortellement.
Les enfants sont sous le choc et ont les larmes aux yeux devant cette scène effrayante, car ils n’ont rien pu faire.
Ils voient les trois Allemands traverser le Rousine, s’approcher du corps de leur victime ; ils le soulèvent fièrement, l’étendent dans la pente herbeuse, le fouillent et trouvent une grenade, des papiers, un revolver et de l’argent. « A cet endroit aujourd’hui s’élève un mémorial de pierre ».
Les quatre amis oublient l’idée de faire une cabane, ils se réfugient à la ferme Micanel, cachés derrière une charrette.
- Pour sûr je me souviendrai de cet anniversaire ! soupire Louis, heureux d’être enfin à l’abri.
A ce moment de l’extérieur, on entend sonner deux fois l’horloge : il est deux heures.
La nouvelle de la mort d’un civil et d’un gendarme s’est répandue non seulement à Tallard mais également dans tout le Gapençais.
Autour de cinq heures et demie tous ensemble Micanel, les Gapençais, les gens de Tallard encore sous le choc se décident d’aller voir le corps près du torrent : le visage est jeune, mal rasé, le teint très bronzé, les cheveux longs et en désordres. Bien que les soldats Allemands continuent de patrouiller, les enfants prennent la décision de rentrer chez eux pour se rassurer auprès de leur famille.