Le XXe siècle : l’ère de l’industrialisation

Le XXe siècle : l’ère de l’industrialisation
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Certaines ruines sont visibles selon la hauteur du lac et les endroits 

Jusqu’au début du XXe siècle, le village de Savine vivait principalement de l’agriculture et du commerce du bois. Dans la seconde moitié du siècle, on dénombre 103 exploitations agricoles. Le village était pratiquement autonome et accueillait de nombreux commerces traditionnels ainsi que des professions aujourd’hui moins connues, voire disparues : un bouilleur d’eau de vie, des bourreliers, des expéditeurs de champignons, un charron, un marchand de laine et chiffon, un débitant de tabac et de poudres.

La création de l’axe ferroviaire Gap-Briançon en 1884 et celle du réseau routier délaissent progressivement le transport maritime sur la Durance. Savine s’ouvre ainsi vers d’autres activités qui permettent la création d’emplois et la croissance de la démographie locale.

Après avoir fait fortune aux États-Unis, François Pavie, figure phare Savinoise, revient dans son village natale. D’abord maire de Savine, puis député, il contribue au développement industriel de la commune en permettant l’installation de plusieurs usines :

- La cotonnière du Sud-Est s’ouvre proche de la gare en 1914. Elle fabriquait principalement du tissage de gaze et des bandelettes pour pansements.

- La filature SOTEX créé en 1915

- L’érection de plusieurs fours à chaux

- Scierie mécanique

- La Cellulose des Alpes, usine de pâte à bois industrielle et de cellulose, ouverte en 1961

Pour contrer les caprices de la Durance, les premières idées d’un barrage apparaissent dès les la fin du XIXe siècle. Soutenus par les villages alentours, les habitants de Savine et les ouvriers des usines protestent contre la disparition de la commune et tentent de sauver l’économie locale et les emplois à l’instar des habitants de Tignes. Malgré une indemnisation importante de la part d’EDF, les réfractaires montent le syndicat des mal vendus pour demander une révision des conditions d’expropriation en 1956.

Le 3 mai 1961, Savine vit ses dernières heures. Son église, ultime édifice encore debout, est dynamitée avant d’être à jamais engloutie. L’eau ouvre progressivement un nouveau chapitre de l’histoire de la vallée et la naissance de Savines-le-Lac.

 

 

 

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