Les prisonniers de guerre
L’illustrateur Romain Rousset a choisi la thématique des prisonniers de guerre à travers une lettre inspirée des correspondances entre prisonniers et familles. Cette lettre s’intitule « Bien chère Angèle », elle est en regard avec le dessin que l’on peut découvrir à travers des petits œilletons sur la structure centrale.
Histoire :
La Seconde Guerre mondiale est déclenchée suite à l’invasion de la Pologne par l’Allemagne le1er septembre 1939. La France entre alors en guerre contre l’Allemagne nazie. De septembre 1939 à mai 1940, les hommes sont mobilisés pour le combat mais il ne se passe rien. C’est ce que l’on appelle la « drôle de guerre ».
Après 9 mois d’attente, l’armée allemande lance son offensive par surprise le 10 mai 1940, l’avancée militaire est rapide : c’est la « guerre éclair ». Les nazis entrent dans Paris le 14 juin 1940. L’armistice est proclamé le 22 juin 1940 entrainant la fin des combats.
C’est plus de 1 800 000 soldats français qui sont fait prisonniers et envoyés dans des camps de prisonniers en Allemagne. Les Oflags accueillent les prisonniers officiers et la Stalags les prisonniers soldats et sous-officiers.
Les prisonniers ont le droit de correspondre avec leur famille (sans dire grand-chose sur leurs conditions de vie car le courrier est contrôlé). Ils peuvent aussi recevoir des lettres et des colis de France et, pendant les quatre années de guerre, des millions de paquets partent de la France vers l'Allemagne.
Zoom Château de Montmaur : Le château devient le siège de 'La Chaîne' dirigée par Antoine Mauduit, association reconnue elle était autorisée à envoyer en Allemagne lettres et colis. Mais sous la couverture de cette association, Antoine Mauduit créé une véritable organisation de résistance active. Des dossiers complets avec photos étaient établis pour permettre aux prisonniers de s’évader ou de se rendre au titre de la relève du Service de Travail Obligatoire. Pour les cachets, de faux tampons y étaient fabriqués, la collection des cachets dépassait la soixantaine. Les faux documents étaient cachés à l’intérieur de brosse creuse ou dans la semelle des chaussures puis envoyés par colis aux prisonniers en Allemagne.