Le maquis
Géraldine a choisi d’illustrer le maquis à travers l’histoire de deux frères dont l’aîné est réquisitionné pour se rendre au Service de Travail Obligatoire (STO) en Allemagne. Refusant de s’y rendre, l’ainé prend pour seul bagage son sac à dos et part se cacher dans les hauts plateaux du Vercors. Quelques temps plus tard, son petit frère reçoit lui aussi sa convocation. Il décide de rejoindre son frère au maquis. C’est l’histoire de cette fuite que Géraldine vous invite à découvrir dans ses œuvres.
Histoire du maquis :
Mis en place en février 1943, le Service de Travail Obligatoire est instauré par l’Allemagne nazie pour les jeunes adultes. Les hommes refusant de se rendre au titre du STO risquent la déportation. C’est ainsi que beaucoup partent se cacher dans des zones difficilement accessibles, ils prennent « le maquis ». La prise du maquis est symbolisée par le sac à dos : accessoire pratique dans lequel les affaires de première nécessité étaient entassées avant de partir se cacher.
Un premier maquis est créé en décembre 1942 dans le Vercors. Mais c’est avec l’instauration du STO que partout en France ils se développent. Les jeunes réfractaires, ceux qui refusent d’aller travailler en Allemagne, doivent se cacher de l’occupant. Ils sont quelques centaines au début de l’année 1943, et près de 100 000 en juin 1944.
Souvent associé au Vercors, le terme de maquis renvoie à une vaste réalité. Il désigne l’ensemble des lieux, peu peuplés et difficilement accessibles, où les résistants se cachent pour combattre l’occupant. On les appelle les maquisards. Ils mènent des actions diverses, luttent contre les nazis et les milices : guérilla, sabotage, accueil ou exfiltration de troupes, transmission d’informations.
Le Vercors : En juillet 1944, les Allemands mènent une opération d’envergure contre le Vercors, lieu de l’histoire de Géraldine Alibeu. Ils attaquent sur plusieurs fronts. À Vassieux-en-Vercors, plus de 400 hommes sont débarqués au cœur même du massif par des planeurs. Les combats sont terribles et le bilan est désastreux tant pour les résistants que pour les civils. En moins d’une semaine, 840 Français ont péri, dont plus de 600 maquisards. Le Vercors reste aujourd’hui un haut lieu de la Résistance et un symbole de la barbarie nazie.
Zoom Montmaur : Plusieurs maquis sont créés dans les alentours du château de Montmaur sous la couverture officielle d'exploitations agricoles et de chantiers forestiers fabriquant du charbon de bois.