Eglise Saint-Nicolas

Théus

Eglise Saint-Nicolas
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L'église de Théus date du XVIIIe siècle et est dédiée à saint Nicolas. La mairie a engagé depuis 2023 des travaux de restauration sur l'église. Un sas vitré permet au visiteur de découvrir l'intérieur de l'église depuis la rue. 

La paroisse de Théus, mentionnée dès le XIIe siècle, dépendait de l'abbaye de Boscodon. Au XVIeme siècle, l'église est construite sur une élévation du terrain, au-dessus du village à l'endroit où se trouvait les vestiges d'un fort (le fort Saint-Nicolas), ce qui a peut-être déterminé le lieu de sa construction, les matériaux se trouvant ainsi à portée de main.

Au milieu du XVIIIe siècle, l'église est très endommagée et le clocher menace de s'effondrer. Elle est alors interdite par l'archevêque d'Embrun et après de nombreuses discussions et rapports sur son état, elle est entièrement rebâtie. Les travaux sont confiés à Louis Giraud, maçon du lieu. La date de 1772, qui consigne le moment d'achèvement de l'édifice, et les initiales « L. G » sont gravées à l'angle sud-est du bâtiment. A cette époque,  80 familles vivent à Théus, « communauté, située au penchant d'une montagne à la droite de la Durance entre Remollon et Espinasses [...] ». Chacune de ces familles possède deux maisons, l'une au village où se trouve l'église, l'autre à la montagne près des pâturages, habitée pendant la saison estivale.

L'église est dédiée saint Nicolas. Ce saint, rendu populaire par son histoire contée  dans La légende dorée, vécut entre le IIIeme et le IVeme silècles. Il fut évêque de Myre, en Asie mineure. Il est réputé pour ses nombreux miracles, entre autre celui du sauvetage de trois officiers accusés à tort de complot contre l'empereur Constantin. Ce miracle est interprété différemment dans l'imagerie populaire : trois enfants découpés par un boucher et mis au saloir, sont ressuscités par le saint.

L'église, bâtie dans la pente, est flanquée au nord d'un clocher-tour, et présente en façade deux contreforts. L'entrée principale est surmontée d'une baie rectangulaire et d'un oculus. Une ouverture, ménagée dans le mur ouest, donne accès à la tribune. Celle-ci a été construite par Louis Giraud en 1773 conformément à la convention établie avec la confrérie des Pénitents blancs de la paroisse. Les pénitents qui se réunissaient régulièrement, entre autre pour réciter leurs offices, avaient toujours une entrée indépendante.

A l'intérieur, l'église se présente à une seule nef, avec autels latéraux. Dans le chœur, le maître-autel est composé de l'autel surmonté de gradins, du tabernacle et de l'exposition. L'ensemble (début XVIIIe siècle) est en bois polychrome et doré. Une statue en bois peint (XVIIIe siècle), représentant saint Nicolas en évêque avec les trois enfants dans le saloir, domine l'ensemble. Le tableau d'autel, également du XVIIIe siècle montre le Christ en croix entre saint Pierre et saint Nicolas.

L'église conserve deux autres œuvres peintes : sur le mur est, un tableau représentant saint Pierre, saint Jean-Baptiste et un abbé, daté et signé « François Allard - 1752 », et un tableau provenant probablement d'une chapelle. Ce dernier (XVIIIe siècle), peut-être l'œuvre d'un artiste italien, représente L'Annonciation. Il a fait l'objet, très récemment d'une restauration par l'atelier Articucci. Celle-ci s’inscrit dans l'ensemble des travaux de restauration de l'église.

La tribune avec balustrade en bois, construite dans la partie sud de la nef est encore en place, quelques sièges et bancs-coffres de confrérie s'y trouvent encore.

Au cours du XIXe siècle, la commune réalise de nombreux travaux, entre autres la réparation de la toiture, le blanchissage extérieur, et le remaniement du perron de la porte principale. La cloche est achetée en 1853 à M. Burdin fils, fondeur à Lyon.

 

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