Observatoire NOEMA du Plateau de Bure

 Observatoire NOEMA du Plateau de Bure
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Situé au centre-ouest du département des Hautes-Alpes, le synclinal perché du Dévoluy a la plus haute altitude moyenne des Alpes françaises. Protégé de l’extérieur par un rempart de falaises, il s’incline naturellement vers l’Isère, qui empiète sur son site géographique : son point culminant, l’Obiou (2790m), se trouve dans le département de l’Isère. Le Pic de Bure néanmoins, à peine moins élevé (2709m), se trouve bien dans les Hautes-Alpes, et offre un panorama spectaculaire et imprenable à 360° sur les Alpes du Sud, jusque vers les départements limitrophes (Isère, Alpes-de-Haute-Provence, Drôme, Vaucluse).

Depuis 1980, l’IRAM (Institut de Radioastronomie Millimétrique) est implanté sur le plateau de Bure, situé à 2550m d’altitude, où il opère l’observatoire NOEMA (NOrthern Extended Millimeter Array) : il s’agit de l’un des plus importants au monde, et c’est également le radiotélescope millimétrique le plus puissant de l’hémisphère Nord.

Un tel observatoire doit être construit en altitude pour diminuer la teneur en eau de l’atmosphère, et sur une grande surface plane pour pouvoir utiliser l’interférométrie (ensemble d’antennes fonctionnant en réseau). Le plateau de Bure était donc l’emplacement idéal pour sa construction. Site exceptionnel pour l’observation astronomique, ce lieu a été choisi pour la pureté extraordinaire de son ciel, loin de la pollution et des lumières des villes, offrant des conditions idéales pour scruter l’univers.

À ce jour (2025), cet impressionnant équipement, à la pointe de la technologie, est constitué de douze énormes antennes de 15 mètres de diamètre. L’observatoire comprend un centre de contrôle des antennes, une installation informatique permettant de traiter les signaux radio pour les transformer en données utilisables par les astronomes, cosmologistes et astrophysiciens, un hangar de grande taille permettant l'assemblage et la maintenance de deux antennes, et des logements pour une quarantaine de personnes.

Contrairement à un télescope optique qui utilise des ondes dans le visible d’une longueur d’onde de l’ordre du micromètre, le radiotélescope utilise des ondes avec une longueur d’onde de l’ordre du millimètre (entre les infrarouges et les micro-ondes). Ce choix permet alors de pouvoir observer les nuages de gaz ne rayonnant pas à la manière des étoiles qui, elles, nécessitent des télescopes optiques. Autrement dit, la résolution spatiale de NOEMA est si élevée que ses antennes seraient capables de distinguer un smartphone à une distance de plus de 500 kilomètres. L'observatoire fonctionne 24h/24 (contrairement aux télescopes optiques, un radiotélescope peut fonctionner durant la journée) et 365 jours par an. Pour maintenir les installations en état de marche et assurer le pointage des radiotélescopes, deux équipes de sept personnes se relaient chaque semaine sur le site. Il est à noter que l’Observatoire n’est pas ouvert au public, mis à part lors des visites organisées par l’IRAM.

L’accès au plateau est exclusivement pédestre, et s’effectue par Superdévoluy ou par les Sauvas (de 7 à 8h aller-retour), avec un dénivelé positif de 1000m selon l’itinéraire choisi. Il s’agit donc d’une randonnée assez longue et difficile. Il existe un téléphérique à l’Enclus, hameau situé à quelques kilomètres au sud de Saint-Etienne-en-Dévoluy, mais il est réservé aux scientifiques afin de leur permettre d’arriver à l’observatoire en seulement 16 minutes.

Sur le massif calcaire occupé par l'observatoire, il n'existe aucune source d'eau. Celle-ci est fournie tout au long de l'année par la fonte de la neige accumulée durant l'hiver et qui est stockée dans une profonde fosse naturelle. Il s’agit donc d’un environnement rude et exigeant, où les conditions climatiques peuvent d’ailleurs changer en un instant, quelle que soit la saison. Cela se vérifie particulièrement l’hiver, où les températures peuvent plonger jusqu’à -30°C avec de fortes chutes de neige. De plus, le plateau de Bure est très exposé au vent (des rafales de plus de 200 km/h ont par exemple été enregistrées en 2022) ; les installations sont conçues pour résister à des vents de 250 km/h.

Malgré ces conditions difficiles, il s’agit d’un lieu unique qui contribue de manière significative à notre compréhension de l’univers et à la poursuite des découvertes astronomiques, faisant du massif du Dévoluy un lieu de référence mondiale en matière d’observation astronomique.

Durée Moyenne
8h

 

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