Ciné mon Mardi : 'Planètes' un film de Momoko Seto
Veynes
Bonjour à vous, spectateurs de Ciné mon Mardi, fidèles ou occasionnels, cinéphiles chevronnés ou amateurs avertis d'un cinéma de qualité,
Planètes est un film d'animation pour les petits comme pour les grands, l'émerveillement touchera tout spectateur quelque soit son âge. Planètes est un film de Momoko Seto, réalisatrice au CNRS, une artiste dont la créativité visuelle fait appel avec bonheur aux techniques du cinéma scientifique.
Nous aurons pour cette séance la chance de pouvoir échanger avec Danielle Alloin, astrophysicienne, au parcours riche d'expériences scientifiques et environnementales.
PSM
PLANÈTES
En présence de Danielle Alloin,
directrice de recherches émérite au CNRS, astrophysicienne
jeudi 16 avril à 20h30
Cinéma d'Art et Essai Les Variétés
2, avenue des Martyrs à Veynes
PLANÈTES
de MOMOKO SETO
Pour commencer
Dendelion, Baraban, Léonto et Taraxa, quatre akènes de pissenlit rescapés d’une succession d’explosions détruisant la Terre, se trouvent projetés dans le cosmos. Après s’être échoués sur une planète inconnue, ils partent en quête d’un sol propice à la survie de leur espèce. Mais les éléments, la faune, la flore, le climat, sont autant d’embûches qu’ils devront surmonter.
Allons plus loin
Une longue tige et des aigrettes, c’est l’akène du pissenlit, le fruit de la plante auquel est accrochée la graine. Ils sont quatre, akènes échappés miraculeusement du grand brasier de l’extinction, à s’être arrachés à la gravité puis à l’attraction terrestre. Ce sont des êtres doués d’intelligence et d’empathie, qui réagissent aux événements et montrent en permanence des signes d’affection et de solidarité les uns envers les autres, alors que leur destinée est incertaine. Et chacun a son caractère, Taraxa, courbé et rêveur, Léonto, craintif, Baraban, bougon et maladroit avec son gros ventricule et Dendelion le plus grand, l’aventurier guidant les autres dans une épopée cosmique à nos yeux fascinante.
Le spectacle qu’offre Planètes contraint notre œil à perpétuellement reconsidérer ce qui se déploie devant nous. Une étrangeté naît de ces tableaux composés de prises de vues réelles et d’images de synthèse. Nos quatre akènes sont des objets d’animations 3D, mais dans leur fantastique voyage, ils croisent de vrais êtres vivants montrés dans des décors naturels : limaces, pleurotes, mille-pattes, radis, mante religieuse, patate, fougères, papillons.
C’est un cinéma d’animation construit sur du vivant en action, en expansion. Les mondes animal et végétal sont filmés en macro, ralentis à l’extrême avec une caméra haute vitesse, ou au contraire accélérés jusqu’à décomposer des mouvements imperceptibles. À l’heure de l’IA et de l’image numérique banalisée, Planètes fabrique une science-fiction tournée en pleine nature ou dans des bacs, filmée au microscope comme au drone. Une œuvre qui a nécessité 260 jours de filmage du vivant.
Les mots de la réalisatrice
Momoko Seto : « Il faut être un peu folles/fous pour croire à un film qui nous transporte dans la tige d’un akène de pissenlit afin de vivre des aventures à la Indiana Jones loin du temple maudit qu’est devenu la Terre, à travers des galaxies où les étoiles sont parfois des oursins et où les planètes sont peuplées de têtards volants, de champignons-virus et de végétaux majestueux. Pour faire confiance à une caméra qui ressemblerait à un gigantesque microscope traversé par les regards conjugués d’une enfant toujours émerveillée par les trésors de la nature et d’une adulte de plus en plus inquiète face aux dangers climatiques. »
Planètes s’impose comme une œuvre poétique, politique et contemporaine. Dans une époque marquée par l’urgence climatique et les fractures écologiques, Momoko Seto compose un récit sans mots mais non sans discours, où la fragilité du vivant dialogue avec sa ténacité. Ce film d’une rare beauté, à la croisée de la science-fiction, du conte écologique et de la fable philosophique, invite à repenser notre regard sur ce qui nous entoure. Planètes nous rappelle avec douceur et force que la nature, aussi discrète soit-elle, lutte, persiste, et raconte sa propre histoire.
PSM. D’après Libération, Àvoir Àlire, Le Mag du ciné, le CNRS et La Fondation Gan pour le cinéma.
Association Ciné mon Mardi
Récemment constituée, l'association Ciné mon Mardi vous propose toujours des films d'auteurs, fictions et documentaires, choisis dans le patrimoine ou l'actualité du Septième Art, des ciné-débats et autres occasions de cinéphilie.
Nous tiendrons notre première assemblée générale courant 2026 et ce sera une occasion de mieux nous rencontrer. D'ici là, nous privilégions l'objectif, avec votre aide, d'inviter plus fréquemment des professionnels, critiques ou théoriciens du cinéma, aussi bien que des experts d'une thématique liée à un film. À cette fin, nous vous invitons à apporter votre soutien en devenant membres de Ciné mon Mardi. La cotisation pour l'année 2026 est à montant lbre à partir de 10€. L'adhésion pourra se faire bientôt en ligne mais vous pouvez d'ores et déjà adhérer en prenant contact lors des projections ou en écrivant à cinemonmardi@gmail.com.
Par ailleurs, les actions de Ciné mon Mardi devenant avec la gestion associative encore plus chronophages, l'équipe souhaite toujours, et d'autant plus, se renforcer. Si vous aimez le cinéma, si vous avez du temps à y consacrer, si vous avez envie de nous rejoindre, prenez contact.
Planètes est un film d'animation pour les petits comme pour les grands, l'émerveillement touchera tout spectateur quelque soit son âge. Planètes est un film de Momoko Seto, réalisatrice au CNRS, une artiste dont la créativité visuelle fait appel avec bonheur aux techniques du cinéma scientifique.
Nous aurons pour cette séance la chance de pouvoir échanger avec Danielle Alloin, astrophysicienne, au parcours riche d'expériences scientifiques et environnementales.
PSM
PLANÈTES
En présence de Danielle Alloin,
directrice de recherches émérite au CNRS, astrophysicienne
jeudi 16 avril à 20h30
Cinéma d'Art et Essai Les Variétés
2, avenue des Martyrs à Veynes
PLANÈTES
de MOMOKO SETO
Pour commencer
Dendelion, Baraban, Léonto et Taraxa, quatre akènes de pissenlit rescapés d’une succession d’explosions détruisant la Terre, se trouvent projetés dans le cosmos. Après s’être échoués sur une planète inconnue, ils partent en quête d’un sol propice à la survie de leur espèce. Mais les éléments, la faune, la flore, le climat, sont autant d’embûches qu’ils devront surmonter.
Allons plus loin
Une longue tige et des aigrettes, c’est l’akène du pissenlit, le fruit de la plante auquel est accrochée la graine. Ils sont quatre, akènes échappés miraculeusement du grand brasier de l’extinction, à s’être arrachés à la gravité puis à l’attraction terrestre. Ce sont des êtres doués d’intelligence et d’empathie, qui réagissent aux événements et montrent en permanence des signes d’affection et de solidarité les uns envers les autres, alors que leur destinée est incertaine. Et chacun a son caractère, Taraxa, courbé et rêveur, Léonto, craintif, Baraban, bougon et maladroit avec son gros ventricule et Dendelion le plus grand, l’aventurier guidant les autres dans une épopée cosmique à nos yeux fascinante.
Le spectacle qu’offre Planètes contraint notre œil à perpétuellement reconsidérer ce qui se déploie devant nous. Une étrangeté naît de ces tableaux composés de prises de vues réelles et d’images de synthèse. Nos quatre akènes sont des objets d’animations 3D, mais dans leur fantastique voyage, ils croisent de vrais êtres vivants montrés dans des décors naturels : limaces, pleurotes, mille-pattes, radis, mante religieuse, patate, fougères, papillons.
C’est un cinéma d’animation construit sur du vivant en action, en expansion. Les mondes animal et végétal sont filmés en macro, ralentis à l’extrême avec une caméra haute vitesse, ou au contraire accélérés jusqu’à décomposer des mouvements imperceptibles. À l’heure de l’IA et de l’image numérique banalisée, Planètes fabrique une science-fiction tournée en pleine nature ou dans des bacs, filmée au microscope comme au drone. Une œuvre qui a nécessité 260 jours de filmage du vivant.
Les mots de la réalisatrice
Momoko Seto : « Il faut être un peu folles/fous pour croire à un film qui nous transporte dans la tige d’un akène de pissenlit afin de vivre des aventures à la Indiana Jones loin du temple maudit qu’est devenu la Terre, à travers des galaxies où les étoiles sont parfois des oursins et où les planètes sont peuplées de têtards volants, de champignons-virus et de végétaux majestueux. Pour faire confiance à une caméra qui ressemblerait à un gigantesque microscope traversé par les regards conjugués d’une enfant toujours émerveillée par les trésors de la nature et d’une adulte de plus en plus inquiète face aux dangers climatiques. »
Planètes s’impose comme une œuvre poétique, politique et contemporaine. Dans une époque marquée par l’urgence climatique et les fractures écologiques, Momoko Seto compose un récit sans mots mais non sans discours, où la fragilité du vivant dialogue avec sa ténacité. Ce film d’une rare beauté, à la croisée de la science-fiction, du conte écologique et de la fable philosophique, invite à repenser notre regard sur ce qui nous entoure. Planètes nous rappelle avec douceur et force que la nature, aussi discrète soit-elle, lutte, persiste, et raconte sa propre histoire.
PSM. D’après Libération, Àvoir Àlire, Le Mag du ciné, le CNRS et La Fondation Gan pour le cinéma.
Association Ciné mon Mardi
Récemment constituée, l'association Ciné mon Mardi vous propose toujours des films d'auteurs, fictions et documentaires, choisis dans le patrimoine ou l'actualité du Septième Art, des ciné-débats et autres occasions de cinéphilie.
Nous tiendrons notre première assemblée générale courant 2026 et ce sera une occasion de mieux nous rencontrer. D'ici là, nous privilégions l'objectif, avec votre aide, d'inviter plus fréquemment des professionnels, critiques ou théoriciens du cinéma, aussi bien que des experts d'une thématique liée à un film. À cette fin, nous vous invitons à apporter votre soutien en devenant membres de Ciné mon Mardi. La cotisation pour l'année 2026 est à montant lbre à partir de 10€. L'adhésion pourra se faire bientôt en ligne mais vous pouvez d'ores et déjà adhérer en prenant contact lors des projections ou en écrivant à cinemonmardi@gmail.com.
Par ailleurs, les actions de Ciné mon Mardi devenant avec la gestion associative encore plus chronophages, l'équipe souhaite toujours, et d'autant plus, se renforcer. Si vous aimez le cinéma, si vous avez du temps à y consacrer, si vous avez envie de nous rejoindre, prenez contact.