Château fort de Saint-Firmin

Saint-Firmin

Château fort de Saint-Firmin
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Le contexte historique et le rôle du fort

Construit en 1377, le château fort de Saint-Firmin a joué un rôle défensif important durant la Guerre de Cent Ans. Situé sur un piton rocheux, il a été érigé pour protéger les habitants des attaques incessantes et des troubles sanglants provoqués par les mercenaires pendant cette période.

Charles V, dit le Sage (roi de France de 1364 à 1380), s’engagea dans une guerre méthodique contre les Anglais, sur les conseils de Bertrand du Guesclin et de Nicolas Oresme. Entre autres choses, il demanda et favorisa la construction de châteaux forts et de places fortes pour protéger la population.

Ainsi, en juin 1376, le gouverneur du Dauphiné, Charles Seigneur de Bouville, encouragé par la politique de fortification de Charles V, décide qu’au lieu-dit « le tertre du Château » sera construite une forteresse pour protéger les habitants de Saint-Firmin-en-Valgaudemar. L’accord fut unanime pour sa construction mais la réalisation débuta par un procès de 7ans entre les deux coseigneurs des lieux sur la répartition des moyens : Perret d’Ambel (laïc) et Jean de la Gravelière, religieux de la paroisse de Saint-Firmin.

L’esplanade du fort comportait une tourelle de surveillance. À l’intérieur de celle-ci se trouvait une cloche pour sonner les alertes et prévenir les alentours. Le château se trouve à la croisée de deux vallées (Champsaur et Valgaudemar) et pouvait très bien repérer les mouvements de troupes.


Situation géographique et état du fort

Un donjon se trouve sur la gauche. Sur la droite, on voit une tourelle de surveillance dans laquelle se trouvait une cloche pour prévenir les villageois en cas d’approche suspecte. Cette tourelle permettait de voir également l’esplanade dans l’autre sens. Au sud, le château est protégé par une falaise. Tout autour de l’esplanade centrale se trouvaient des courtines de surveillance. En résumé, un château fort très simple, dont la fonction essentielle était de défendre les habitants contre les mercenaires.

Dans l’ensemble, la tour est bien conservée, 650 ans après sa construction. À titre de comparaison, le château de Lesdiguières (qui se trouve de l’autre côté du Drac) a été construit 200 ans plus tard, en 1580, et est totalement en ruine.

Le château de Saint-Firmin est d’ailleurs la seule fortification de la région à être encore partiellement debout. Les autres, celle de Corps, d’Aspres-les-Corps, de Saint Jean de Montorcier, de Faudon… sont totalement détruites.

La tour comportait 4 étages avec plancher de bois. Le 2ème et 3ème étage donnaient accès aux courtines alors que le 4ème étage était une pièce commune avec cheminée. Une fois à l’intérieur, on devine très bien cette disposition.

La façade est relativement bien conservée. On se rend compte, comme au château de Lesdiguières, que les pierres taillées qui encadrent les fenêtres ont été récupérées surtout vers le bas. Celles du haut sont pratiquement restées en place.

La forteresse a été détruite avant la Révolution française ; une partie de ses pierres fut ensuite utilisée pour construire les villages alentours.

Aujourd’hui, ces ruines sont régulièrement le théâtre de diverses fêtes locales.


La légende du fort

Un mythe local parle d’un souterrain secret reliant le château à celui de Lesdiguières, de l’autre côté du Drac. Bien évidemment, les historiens réfutent cette idée catégoriquement et rien ne prouve qu'un quelconque souterrain ait existé…



[Texte inspiré et retravaillé à partir du blog photo 'Mémoire du Champsaur', merci à lui]

 

 

 

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