Fort Janus

Montgenèvre

Fort Janus
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La construction

En raison de la tension politique franco-italienne en 1880, on entreprend l'occupation de ce sommet à 2529m d’altitude, jusque-là considéré comme inaccessible. Il s’agit d’ailleurs du fort le plus haut de toute la chaine briançonnaise de fortifications.

Une antenne routière, prolongeant le réseau du fort du Gondran, est construite en 1885 jusqu'au sommet du mont Janus avec des emplacements pour pièces d'artillerie. Puis, de 1886 à 1889, on construit un blockhaus de montagne (à la fois casernement d'hiver, réduit défensif, observatoire et poste optique), exhaussé d'un étage en 1890-91.

De nombreux projets d’aménagement du site sont envisagés – creusement de batteries-cavernes sous roc, installation d’un projecteur pour la surveillance du Montgenèvre et d’un canon sur la crête… – mais se heurtent ensuite à un avis défavorable des responsables techniques. Seule l’idée du projecteur est retenue.

Après réunions et discussions, c'est un nouveau projet – plus simple – qui est approuvé le 28 février 1895 et exécuté de 1898 à 1906. Le fort du Janus comprenait, à proximité immédiate et en dessous du blockhaus de montagne, un ensemble de locaux sous roc incluant trois abris cavernes à personne, une boulangerie, une citerne de 100 m3 et des magasins à munitions. Sur la face sud-est, on trouvait également une batterie-casemate en béton armé.

Des travaux de modernisation furent envisagés dans les années 1920, et certains furent menés à bien sur la période 1931-1937. Cependant, lorsque la guerre éclate, le fort du Janus est bien loin de l’avant-projet d’origine qui prévoyait un armement impressionnant, à cause d’un manque de financement évident. L'infrastructure souterraine est toutefois beaucoup plus développée qu'il n'était envisagé initialement, avec pas moins de 740m de galeries.

Comme tous les ouvrages de cette génération, le Janus était doté d'un équipement électromécanique très complet et d'un matériel spécifique intégré: optique et armement de petit calibre (non stocké sur place en temps de paix, et vraisemblablement détruit) et de gros calibre (encore en partie en place, mais neutralisé). À cet égard, un réseau téléphonique enterré de 14 circuits faisait partie intégrante de l'équipement de la zone fortifiée.

La fonction stratégique du fort

La position et l'altitude de la crête du Janus en font un observatoire exceptionnel sur toute la zone est du Briançonnais, la frontière, le col du Montgenèvre et une partie des positions italiennes.

Compte tenu de sa position au sommet d'une crête aigüe, cet observatoire ne pouvait être aveuglé par des tirs systématiques à obus fumigènes ; en revanche, relativement visible de loin, il constituait un objectif prioritaire pour l'artillerie lourde, ce qui explique sa forte protection.

En 1940, l'ouvrage, clé de voûte de la défense de Briançon, intervint, par ses feux d'artillerie, pour briser les infiltrations italiennes. Les bombardements depuis ce fort mirent hors de combat, le 21 juin, le fort italien du Chaberton.


Son originalité tient d'abord à son adaptation à un site presque unique, sous une crête étroite, aux versants à pente très raide, et à haute altitude À ce titre, il représente un véritable exploit technique. D’autre part, la situation en vis à vis du fort Chaberton italien, avec les faits historiques qui s'y attachent, cumulée avec les aspects naturels remarquables (vues lointaines, faune et flore) confèrent au fort Janus une place privilégiée dans le patrimoine d'architecture militaire française.

 

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